Le mois de novembre a été extrêmement chargé de travail de bureau pour l’artiste que je suis, ce qui explique que la production artistique n’a pas été très importante.
En effet, le début d’une activité artistique nécessite de nombreuses tâches de fond, que je n’avais pas anticipées.
La principale a été la refonte complète de la structure de mon site, que j’avais conçu initialement comme un site de galerie (où les oeuvres sont affichées) et que j’ai du faire évoluer vers un site e-commerce (où les oeuvres sont achetables), tout en préservant un aspect galerie, une clé pour mettre en valeur les oeuvres.
Cette évolution a nécessité des changements profonds, notamment le passage sous WooCommerce, le plugin eCommerce de référence pour WordPress, ainsi que la création de fiches produits pour chacune des oeuvres de la boutique. Chaque fiche produit représente un certain travail d’inventaire: photos, descriptions, dimensions, années de réalisation, informations techniques… Autant de tâches qui peuvent paraitre anodines, mais dont l’accumulation prend beaucoup de temps.
Un autre travail important est la création de certificats d’authenticité pour chaque oeuvre. La question de la propriété d’une oeuvre est en effet une question qui prend de plus en plus d’importance et qui risque de prendre encore plus d’importance dans un monde où l’IA va permettre de reproduire n’importe quelle oeuvre avec une facilité déconcertante. Une oeuvre originale, dont l’authenticité est garantie par un certificat, conservera toujours sa valeur, en ce qu’elle est la preuve irréfutable que l’artiste a mis la main dessus et a laissé sa marque. J’utilise un système de certificat NFC, où une puce NFC est collée au dos de l’oeuvre et mène le propriétaire vers un certificat numérique en ligne où il retrouve toutes les informations pertinentes.
L’expédition des oeuvres est aussi une tâche qui prend du temps et qui nécessite beaucoup de soin. Une oeuvre sur papier doit être protégée, présentée de manière élégante, et expédiée dans un emballage solide. J’ai testé plusieurs systèmes d’emballage, et j’en suis arrivé à une solution qui me parait satisfaisante pour l’instant, même si elle sera sans doute amenée à évoluer. Les transporteurs ne sont pas toujours doux avec les colis, et même les petits chocs peuvent endommager une oeuvre sans protection suffisante. Si vous venez d’acquitter une oeuvre, vous pouvez consulter mon guide pour encadrer et conserver une oeuvre au stylo bille.
La communication sur les réseaux sociaux représente aussi une part non négligeable du temps d’un artiste qui cherche à se faire connaitre. Si on veut exister, il faut être visible, et pour être visible, il faut être présent là où les gens regardent. Instagram, Facebook, LinkedIn, TikTok… autant de plateformes avec leurs contraintes propres, leurs algorithmes et leurs publics spécifiques. Trouver le bon mix, la bonne fréquence et le bon format prend du temps et nécessite des expérimentations.
Enfin, la gestion administrative, même lorsqu’on est artiste auto-entrepreneur, n’est pas nulle. Facturation, comptabilité, déclarations… autant de petites tâches qui s’accumulent et prennent du temps.
Bref, la vie d’artiste n’est pas que création et inspiration. C’est aussi, et peut-être surtout au début, beaucoup de travail de fond, invisible, mais nécessaire. La bonne nouvelle, c’est que ce travail de fond est fait une fois pour toutes, et que le temps consacré à la création devrait augmenter au fil du temps.
Si vous êtes curieux de voir les œuvres issues de tout ce travail de fond, elles sont visibles et disponibles dans la boutique. Et si vous vous posez des questions sur l’achat d’une œuvre d’art, vous pouvez consulter mon article sur investir dans une œuvre d’art.

